Des retards et des incertitudes entravent le projet français de construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires

Le projet annoncé par le président français Emmanuel Macron en 2022, selon lequel l'entreprise publique EDF devrait construire trois paires de réacteurs nucléaires EPR2 de nouvelle génération, est entravé par des retards et des incertitudes.

Installation de la première des deux cuves de réacteur à la centrale nucléaire de Hinkley Point C dans le Somerset, en Angleterre. Installation de la première des deux cuves sous pression du réacteur de la centrale nucléaire de Hinkley Point C, dans le Somerset, en Angleterre. (Image : Aran Jeffries/EDF Energy)

C'est ce qu'indique un de la Cour des comptes du pays, qui souligne des « risques persistants » autour du programme.

La France doit démarrer les travaux des réacteurs en 2027 et a déjà identifié trois sites pour leur construction : Penly en Normandie, Gravelines dans les Hauts-de-France et le Bugey en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le coût initialement estimé était de 51,7 milliards d'euros (52,7 milliards de dollars), bien qu'une estimation de 2023 ait révisé ce chiffre à la hausse à 67,4 milliards d'euros en raison d'une hausse.

Le rapport de la Cour des comptes prévient qu'il n'existe toujours pas d'estimation définitive du coût des réacteurs, ni de plan de financement, alors qu'EDF « reste lourdement endetté ».

Elle a également mis en évidence des inquiétudes concernant un retard dans les travaux de conception des centrales.

« Ces retards et incertitudes, qui concernent également le nombre de centrales à construire, répondent imparfaitement aux attentes des acteurs de la filière et réduisent la visibilité dont ils ont besoin pour s’engager dans des projets industriels de cette ampleur. »

Le rapport fait également référence aux problèmes auxquels EDF est confronté dans le cadre de son projet retardé et au budget dépassé pour la construction de la centrale électrique de Hinkley Point C au Royaume-Uni et à l'incertitude entourant un autre projet, Sizewell C, dont (48,7 milliards de dollars américains), selon le Financial Times cette semaine.

Le rapport de la Cour précise que « sur le chantier d'Hinkley Point, EDF est confrontée à une forte augmentation des coûts accompagnée d'un retard supplémentaire de deux ans, ainsi qu'à une lourde contrainte de financement supplémentaire causée par le retrait du coactionnaire chinois. Concernant le nouveau projet EPR de Sizewell, les retards s'accumulent déjà ».

Il a recommandé que la décision finale d'investissement sur Sizewell ne soit pas approuvée « jusqu'à ce qu'une réduction significative de l'exposition financière d'EDF au projet Hinkley Point ait été obtenue ».

Elle recommande également que tout nouveau projet nucléaire international « génère des gains quantifiés » et ne retarde pas le calendrier du programme EPR2 en France.

« Les surcoûts de construction, les retards et les incertitudes sont nombreux et nécessitent des réponses d'EDF, des pouvoirs publics et de la filière pour assurer le succès du programme EPR2 », conclut-il.

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